Vancouver’s Island

Nous prenions donc place avec titine dans l’énorme ferry qui ce rendait à Vancouver’s Island. Environ deux heures de bateau,mais nous ne nous sommes pas ennuyés,bien au contraire! A peine touchions nous terre que nous prenions la direction de Tofino,ville qui se situe au bout de l’île. Et oui nous voulions nous sentir vraiment au bout du Canada et faire trempette dans le Pacifique. Après plusieurs heures de route,car oui l’île est quand même assez grande,nous arrivons finalement de nuit,mais à Ucluelet à quelques kilomètres de Tofino. Lors du réveil le lendemain,nous nous rendons compte que nous étions sur un parking tout près de l’océan et ou commencait un chemin de randonnée. Ni une,ni deux,nous partions en direction du sentier. C’était superbe. Je ressens encore l’odeur de l’eau salé. Ma surprise fut énorme quand j’apperçu un panneau qui indiquait qu’il se trouvait ours,loups et cougars dans les environs! Nous passions donc un très bon moment tout en étant sur nos gardes. En chemin,nous rencontrions également des panneaux indiquant des traversés de limaces! Avec les célèbres Banana Slug! Que de fous rire!

Ensuite,direction Tofino,ville très touristique. Nous préférions donc flâner sur la plage et faire trempette,mais seulement des pattes,car l’eau n’était vraiment pas chaude! Mais peu importe,nous avions touché le Pacifique et le bout du Canada. Je ne sais pas comment décrire notre sensation à ce moment la.

Nous ne restions pas longtemps sur l’île,car j’avais autre chose en tête. Je rêvais de cette endroit depuis gamine,moi qui fut berçé par les histoires de Jack London,par la vie sauvage et les étendus à perte de vue. On s’y rendait donc,étant conscient du long chemin qu’il nous restait à faire pour découvrir,enfin,mon grand Nord,mon fameux Yukon.

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Toujours plus loin

Après les fameux parcs,nous changeons directement de province et entrons en Colombie-Britannique. Malheureusement, la pluie ne nous lâche pas et nous roulons en direction de la vallée d’Okanagan,un coin ou se mèle pas mal de terre pour la culture et un autre limite désertique ou poussent des cactus et ou vivent serpents à sonnettes!

Mais nous décidons de faire une boucle pour rejoindre un petit bar-restau-logis sympa dans le minuscule village de Seymour Arm à environ deux heures de routes de gravel d’une grande ville. Etant le jour du Canada, nous nous offrons notre premier bon repas de tout le voyage et profitons de la wifi gratuite. Retour au van et la,un,deux,trois essais.. Shit! Le van décide de nous laisser là! C’est après plusieurs vérifications que nous nous rendons compte que le problème vient de la pompe à essence. Nous avons le choix. Soit faire remorquer le van,mais vu la distance avec la prochaine ville,le prix est plutôt salé,soit s’attaquer à la réparation nous même! Après réflexion,la seconde solution sera envisagé. Nous sommes donc restés dans ce petit coin pendant plus de cinq jours. Employés et clients nous ont tous donnés la main et nous ne les remerciront encore jamais assez! Nous y avons passé de très bons moments et aucun de nous deux ne s’était encore tappé dessus! Au final,je dirai que nous nous sommes plutôt bien trouvés.. Et pour la dernière nuit là-bas, le patron du café à eu l’énorme gentillesse de nous offrir une des chambres qu’il loue normalement à 250 dollars!

Nous repartons enfin de Seymour en ayant perdu beaucoup de temps. Nous arrivions à Okanagan Valley par le nord et en quelques jours,nous la traversions,goutant au passage de bonnes cerises,ayant un temps magnifique et admirant de beaux totems. Ensuite, nous prenions la route de Vancouver et échangeons le paysage désertique contre des montagnes toujours plus imposantes et enneigés,entourées par des lacs d’un bleu éclatant. Bref’,décor canadien typique! En route,nous croisons encore quelques animaux,dont lors d’une petite balade en fin de journée,un ours à quelques mètres en train de sentir notre odeur! Ni une,ni deux,nous rebroussons chemin. Petit à petit, la ville de Vancouver approchait mais nous nous y sommes pas aventurés et avons prit une autre route nous conduisant au ferry pour se rendre à Vancouver Island.

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Au coeur des montagnes

Après plusieurs kilomètres, nous arrivons enfin au pied des montagnes,par la ville de Pincher Creek. Un coin très sympa avec pas mal de ranchs, de prairies, de ruisseaux avec pour arrière plan ces magnifiques rocheuses.

Voulant rouler tranquille pour profiter du paysage et éviter les touristes, nous prenons une route forestière pour rejoindre Kananaski et Canmore au Nord. Nous ne sommes pas près de regretter cette partie du voyage. C’était tout simplement sublime et il y avait encore des récréationals aréa gratuites! Nous nous sommes donc posés dans un superbe coin et y sommes restés quelques jours.

Après la ville de Canmore, nous arrivions dans les célèbres parcs de Banff et Jasper. Malgré le temps assez court que nous y avons passés, faute de trop de touristes, nous avons quand même eu la chance de voir un bon paquet d’animaux. Ours, Moose, Marmottes, Mouflons, Elks, Oies… Que demandez de mieux? Nous avons eu plusieurs occasion de faire de la marche et de faire trempette des pieds dans une eau à a peine 5 degrès!

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Le monde est à nous!

C’est ce Mardi 14 Juin que je fis mes « au revoir » aux personnes du ranch. Je redoutais tant ce moment. Il m’en aura fallu peu pour éclater en sanglots, quitter les animaux et ces gens si adorables était plus dur que je ne l’imaginais. Et je dois bien avouer que la suite du voyage me faisait un peu peur. Une bonne entente sur le ranch, c’est bien, mais en voyage, vingt quatre heures sur vingt quatre pendant presque deux mois, à découvrir ce coin de paradis au volant du van, dormant à l’arrière, n’ayant quasiment plus un seul moment de tranquilité et d’intimité.. Allais-je le supporter?

Je partais donc, parcourir l’Ouest Canadien, avec comme compagnon de route, Guillaume.

C’est avec le ventre noué mais le sourire au lèvres que nous partîmes de Meadow Lake, dans le Nord de la Saskatchewan, jusqu’à Beechy, petit village dans le sud Saskatchewan, pour faire un petit coucou aux anciens patrons de Gui’. La route ce fit en six heures, avec pour paysages, ces énormes prairies ou nous voyons l’horizon à perte de vue, ce ciel toujours aussi gigantesque et ces longues routes droite qui n’en finissent jamais.

Arrivés à Beechy en début de soirée, Gui’ me parle d’une ancienne petite maison sur le haut d’une colline, ou nous décidons d’y passer la nuit. Bref’, c’était un très bon squat, malgré quelques frayeurs.

Le lendemain,direction la ferme de George et Leen,anciens patrons et amis et de Gui. Un très grand domaine,avec des tracteurs comme je n’avais jamais vu! Bref,’un petit moment bien sympathique avec des gens charmants! Ensuite,mon « guide » décida de m’emmener dans un joli coin près de Beechy,ou il fallut passer dans les prés au milieu des vaches avec titine,c’était bien chouette! Mais le résultat en valait le coup…

Direction ensuite, Cypress Hill provincial park pour y passer la nuit. On s’en souviendra ce cet endroit… Quasiment le seul petit bout de montagne de la province! Et personne! Cypress Hill n’attendait que nous…

A l’aube,le lendemain, cap au sud de Cypress Hill et route de gravel pour l’ouest,longeant les Etats-Unis. Passant de la Saskatchewan à l’Alberta. En route,nous trouvons un petit village typique perdu au milieu de nul part mais avec un saloon et on ne se fut pas prier pour y rentrer! Ce fut un des moments préférés du voyage. Rouler,toujours tout droit,sur cette route pendant pratiquement deux jours en ne croisant qu’un cowboy en quad et entourés de ces immenses prairies avec comme objectif, les montagnes Rocheuses.

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Rodéo,c’est la vie pas l’paradis

Au bout de quasiment trois semaines, Aurélie allait bientôt quitter le ranch pour découvrir d’autres horizons,dont New-York. Mais avant, il y avait le fameux rodéo de la ville de Meadow Lake dont l’ouverture ce fait par une parade défilant dans toute la ville. Marilyn a donc eu encore cette fois, l’énorme gentillesse de pouvoir nous y faire participer. Le fameux jour arrivait et deux nouveaux helpeurs aussi. Claudine, une Québécoise résidant à Iqualuit au Nuvanut et Guillaume, un français ayant parcouru une bonne partie des Etats-Unis et ayant déja séjourner chez Marilyn au cours du dernier hiver et que j’avais eu la chance de « rencontrer » un peu avant grâce à certains forums.

Cette donc avec cette joyeuse équipe que nous avions été à la parade. Un très bon moment, malgré Haryssa, ma jument, qui n’arrêtait pas de tirer sur les rênes.

Le soir même, de retour au ranch, de très bon moments au tour du feu pour fêter le départ d’Aurélie. Avec deux chevaux qui s’échappent de leur paddock en pleine nuit, que de souvenirs!

Aurélie s’en est allée, laissant un petit bout vide dans ce ranch ou nous avions passés de moments mémorables. Chacun doit continuer son petit bout de chemin, mais je savais que je m’étais fais une nouvelle amie.

Les jours d’après, nous nous rendions souvent au rodéo ou l’ambiance était au rendez vous et avec plusieurs épreuves, comme la monte de taureaux ou de chevaux, lasso par équipe, barrel racing… Et encore de superbes journées au ranch à apprendre à manier le lasso, monter à cheval, s’occuper des animaux et se connaître..

Ma fin au ranch approchait aussi et j’allais prendre une décision qui allait encore plus changer ma vie…

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Cowboy’s life

Nous nous sommes rendus plusieurs fois chez Kelly, dans le ranch voisin, ou était Célie et pas mal d’autres helpeurs. Au programme, rassemblement de troupeau, des heures à cheval à conduire le bétail dans un autre pré, une super expérience. Mais aussi le branding, marquage des veaux et castrations, choses obligatoires au Canada mais qui ne m’ont pas forcément plu.

Retour dans notre ranch avec un « cadeau » pour Aurélie et moi de la part de Dal et Ruanita,autres voisins de Bruce et Marilyn; Scar et PopCorn, deux jeunes chevaux quasiment sauvages agés d’un an. S’en suivèrent donc de longues heures d’éducations pour les deux loustiques, avec l’aide de Marilyn qui nous a tant appris. Elle est incroyable avec les chevaux et je n’aurai aucun mot pour décrire tout ce que j’ai vu.

J’allais aussi devenir maman avant l’heure, avec l’arrivée brutale de Sugar,petit veau de quelques semaines dont la mère c’était noyé dans l’étang. Il avait donc son petit enclos à côté de la maison, et fut habitué très vite au licol et à la longe… Et au biberon trois fois par jour! Bref’,un amour de petit veau qui est maintenant devenu un grand et a rejoint un groupe de copains sauvés aussi, dans le pré d’à côté et ceux-la vivront heureux, sans avoir à se soucier de ce faire manger.

Toujours la même bonne humeur au ranch, avec de bonnes soirées autour du feu et entrainement des chevaux.

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Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas

Plus les jours passaient et plus je l’aimais mon Saskatchewan. On ne s’ennuyait pas au ranch! Entre les soins aux chevaux,l’entretien des locaux,la surveillance des vaches,les longues balades à cheval,les journées étaient bien remplies! Et les fameuses balades en quad avec Aurélie comme conductrice,autant dire que ça décoiffe! Nos moments fous rire avec les chiens,les cochons et Dunkan l’âne; les shootings photos. J’avais pourtant cette impression d’être plus une invitée qu’une helpeuse. Marilyn nous emmenait souvent en ville,nous passions beaucoup de temps avec ces petites filles,Katelyn et Madisson,nous avons même fêté l’anniversaire de cette dernière. Bref’, je ne pouvais pas tomber mieux.

De plus, Paul nous a emmenés dans une petite cabane au fin fond des bois pour voir des ours. L’attente fut plutôt longue,mais le résultat en vallait le coup! Une maman et trois oursons. Un vrai bonheur!

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